Cotisations et TVA
Cotisations auto-entrepreneur 2026 : les taux URSSAF par activité, avec des exemples chiffrés
12,3 % en vente, 21,2 % en services, 25,6 % en libéral, 23,2 % à la CIPAV : ce que l'URSSAF prélève sur 1 000, 3 000 et 5 000 € de chiffre d'affaires, ce que ça finance, et comment déclarer.
Le relevé
Vérifié le| Fait | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Taux de cotisations sociales 2026 sur le chiffre d'affaires encaissé : vente, services BIC, libéral BNC, CIPAV | 12,3 / 21,2 / 25,6 / 23,2 % | URSSAF, décret 2025-943, 6 septembre 2026 |
| Contribution à la formation professionnelle, prélevée avec les cotisations : commerçants, artisans, libéraux | 0,1 / 0,3 / 0,2 % | service-public.gouv.fr, 6 septembre 2026 |
| Sur 3 000 € de chiffre d'affaires mensuel en activité libérale (BNC), cotisations et formation professionnelle | 774 € | Calcul Franc Pro sur barème URSSAF 2026, 6 septembre 2026 |
En clair
En 2026, un auto-entrepreneur verse à l'URSSAF un pourcentage fixe de ce qu'il encaisse : 12,3 % pour la vente de marchandises et l'hébergement, 21,2 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales, 25,6 % pour une activité libérale non réglementée, 23,2 % pour une activité libérale relevant de la CIPAV. S'y ajoute une contribution à la formation professionnelle de 0,1 % à 0,3 %. Ces taux s'appliquent au chiffre d'affaires, pas au bénéfice : vos frais ne changent rien au montant prélevé.
Les taux 2026
| Activité | Cotisations sociales | Formation professionnelle | Total sur le chiffre d’affaires |
|---|---|---|---|
| Vente de marchandises, hébergement (BIC) | 12,3 % | 0,1 % | 12,4 % |
| Prestations de services commerciales (BIC) | 21,2 % | 0,1 % | 21,3 % |
| Prestations de services artisanales (BIC) | 21,2 % | 0,3 % | 21,5 % |
| Activité libérale non réglementée (BNC) | 25,6 % | 0,2 % | 25,8 % |
| Activité libérale relevant de la CIPAV (BNC) | 23,2 % | 0,2 % | 23,4 % |
Les commerçants et artisans versent en plus une taxe pour frais de chambre consulaire, de 0,015 % à 0,48 % du chiffre d’affaires selon l’activité et la région. Elle est prélevée avec les cotisations.
Trois exemples, sans ACRE ni versement libératoire
| Chiffre d’affaires mensuel | Vente (12,4 %) | Services BIC commerciaux (21,3 %) | Libéral BNC (25,8 %) | CIPAV (23,4 %) |
|---|---|---|---|---|
| 1 000 € | 124 € prélevés, reste 876 € | 213 €, reste 787 € | 258 €, reste 742 € | 234 €, reste 766 € |
| 3 000 € | 372 €, reste 2 628 € | 639 €, reste 2 361 € | 774 €, reste 2 226 € | 702 €, reste 2 298 € |
| 5 000 € | 620 €, reste 4 380 € | 1 065 €, reste 3 935 € | 1 290 €, reste 3 710 € | 1 170 €, reste 3 830 € |
Le « reste » est un net avant impôt sur le revenu et avant vos frais réels. Un consultant qui facture 5 000 € par mois et dépense 500 € de frais garde donc 3 210 € avant impôt, pas 3 710 €. Le simulateur refait le calcul avec vos chiffres, l’ACRE et le versement libératoire.
Ce que le taux couvre, et ce qu’il ne couvre pas
Le taux unique regroupe l’assurance maladie et maternité, la retraite de base, la retraite complémentaire, l’invalidité-décès, les allocations familiales, la CSG et la CRDS. Il ne couvre pas :
- l’impôt sur le revenu, calculé à part sur le chiffre d’affaires après abattement, ou payé avec les cotisations si vous avez opté pour le versement libératoire ;
- la cotisation foncière des entreprises, due à partir de la deuxième année ;
- l’assurance chômage : un micro-entrepreneur ne cotise pas et n’y a pas droit sur ses revenus d’activité ;
- la mutuelle et la prévoyance, facultatives.
L’ACRE la première année
Si vous êtes demandeur d’emploi, bénéficiaire du RSA, âgé de 18 à 25 ans ou dans l’une des autres situations prévues, vous pouvez obtenir l’ACRE : une réduction d’un quart des cotisations pour les créations à compter du 1er juillet 2026 (de moitié pour les créations antérieures), jusqu’à la fin du troisième trimestre civil suivant le début d’activité. La demande se dépose à l’URSSAF dans les 60 jours. Tout est dans le guide ACRE.
Comment déclarer et payer
- Chaque mois ou chaque trimestre, selon l’option choisie à la création, connectez-vous sur autoentrepreneur.urssaf.fr.
- Déclarez le chiffre d’affaires encaissé sur la période, par catégorie si vous avez une activité mixte. Pas le chiffre facturé : une facture non payée ne se déclare pas.
- Le montant des cotisations est calculé et prélevé sur votre compte bancaire à l’échéance.
- Déclarez même à zéro. Une déclaration en retard coûte une pénalité forfaitaire ; l’absence répétée de déclaration entraîne une taxation d’office majorée.
Les échéances mensuelles tombent le dernier jour du mois suivant ; les échéances trimestrielles le 30 avril, le 31 juillet, le 31 octobre et le 31 janvier.
Ce qui a changé au 1er janvier 2026
- Le taux des activités libérales non réglementées est passé de 24,6 % à 25,6 %, dernière étape d’une hausse engagée en 2024.
- Les plafonds de chiffre d’affaires ont été relevés à 203 100 € et 83 600 € pour trois ans : voir les plafonds 2026.
- Les seuils de franchise de TVA n’ont pas bougé : voir les seuils de TVA 2026.
- Au 1er juillet 2026, l’ACRE des nouvelles micro-entreprises est passée d’une réduction de moitié à un quart.
Questions fréquentes
- Pourquoi le taux des libéraux est-il plus élevé ?
- Parce qu'il finance désormais une retraite complémentaire que les micro-entrepreneurs libéraux non affiliés à la CIPAV n'avaient pas. Le taux est passé de 21,1 % en 2023 à 23,1 % en juillet 2024, 24,6 % en 2025 et 25,6 % en 2026, dernière marche prévue. En contrepartie, les droits à retraite complémentaire s'ouvrent.
- Que se passe-t-il si je n'encaisse rien un mois ?
- Vous déclarez zéro et ne payez rien. La déclaration reste obligatoire à chaque échéance, même sans chiffre d'affaires ; l'oublier expose à une pénalité et, après plusieurs absences, à une taxation d'office sur une base forfaitaire.
- Les cotisations sont-elles déductibles de mon impôt sur le revenu ?
- Pas en tant que telles : en micro-entreprise, l'impôt se calcule sur le chiffre d'affaires après un abattement forfaitaire (71 %, 50 % ou 34 % selon l'activité) qui tient lieu de toutes les charges, cotisations comprises. Ou, sur option, par le versement libératoire de 1 %, 1,7 % ou 2,2 % du chiffre d'affaires.
- Quelle différence entre déclarer chaque mois et chaque trimestre ?
- Aucune sur le montant total. Le trimestre lisse la trésorerie mais demande de garder l'argent de côté ; le mois colle aux encaissements. L'option se choisit à la création et se change pour l'année suivante, avant le 31 octobre.
- Que financent ces cotisations ?
- L'assurance maladie et maternité (remboursements de soins, indemnités journalières sous conditions), la retraite de base et la retraite complémentaire, l'invalidité et le décès, les allocations familiales, la CSG et la CRDS. Les trimestres de retraite validés dépendent du chiffre d'affaires encaissé dans l'année, pas du taux.